| Réunion de lancement: LATAM - Programme de conservation du patrimoine culturel en Amérique latine et dans les Caraïbes (2008-2009)
31 juillet. Le nouveau programme LATAM a été inauguré au cours d’une rencontre qui s’est tenue à Cartagena de Indias, en Colombie, du 14 au 17 juillet 2008. Ce programme, qui va durer douze ans, se concentrera sur le patrimoine culturel en Amérique latine et dans les Caraïbes, avec comme principaux objectifs d’améliorer et de renforcer les actions en vue de conserver au mieux le patrimoine, d’accroître les échanges et la communication, et enfin de renforcer la sensibilisation dans la région.
Soixante-dix professionnels de la conservation provenant d’Amérique latine, des Caraïbes et d’autres pays ont été invités à deux jours de réunions de travail de pré-lancement, de façon à définir la structure du programme et son système de gestion, ainsi qu’à développer les cinq thèmes prioritaires, tout au moins pour la première phase du programme (2008 - 2011):
- éducation et formation à la conservation du patrimoine culturel;
- trafic illicite des biens culturels;
- définition des indicateurs économiques concernant les activités liées à la conservation;
- gestion des risques en matière de patrimoine culturel;
- publications portant sur la conservation du patrimoine culturel, et leur diffusion.
Le troisième jour de la rencontre, le 16 juillet, a marqué le lancement effectif de LATAM. Les objectifs du programme et les résultats des groupes de travail ont été présentés à plus de 200 participants.
A la fin de la rencontre, une visite aux îles de Tierra Bomba a été organisée par les autorités colombiennes, permettant aux participants de poursuivre les discussions informelles sur le programme LATAM dans un contexte de grande valeur culturelle.
Bref rapport des groupes de travail
Education et formation
L’éducation est à entendre ici au sens large du terme, incluant la formation pédagogique et professionnelle, la recherche, les programmes et les activités de sensibilisation. Ces activités devront améliorer la gestion durable du patrimoine culturel dans la région à travers la création et le renforcement des programmes de formation préexistants. De plus, le groupe de travail entend sensibiliser un plus large public ainsi que les instances gouvernementales en matière de protection du patrimoine.
Résultats attendus sur les points concernant l’éducation et la formation d’ici 2011:
- meilleure connaissance en matière de programmes pédagogiques et de programmes de formation dans la région;
- réseau renforcé au niveau de la formation au patrimoine et des instituts de recherche;
- valorisation des échanges pour les programmes de formation dans la région;
- formation complète et éducation en matière de conservation du patrimoine encouragées à différents niveaux;
- meilleure intégration des instituts pédagogiques et de formation et association avec d’autres professionnels liés au patrimoine, ainsi qu’avec un plus large public.
Trafic illicite
Les actions qui seront menées dans ce domaine renforceront et feront la promotion d’une politique efficace aux niveaux national et régional pour la prévention et la lutte contre le trafic illicite des biens culturels. Des actions de sensibilisation seront également développées, tout comme des moyens juridiques et administratifs pour favoriser la récupération du patrimoine, des mécanismes favorisant la régulation commerciale du patrimoine culturel, et une coopération renforcée au niveau régional.
Résultats attendus sur les points concernant le trafic illicite d’ici 2011:
- renforcer la sensibilisation sur le problème du trafic illicite du patrimoine culturel;
- améliorer les procédures pour le rapatriement du patrimoine;
- accroître les connaissances et la compréhension de la législation et des conventions;
- améliorer les bases de données concernant le patrimoine culturel volé;
- comités techniques nationaux créés et/ou renforcés;
- douanes spécialisées et unités de police créées et/ou renforcées.
Indicateurs économiques
Les activités menées dans ce domaine vont promouvoir, de manière synergique et systématique, la création, l’application et la validation d’une série d’indicateurs économiques; ces derniers seront développés de façon à mesurer les traitements de conservation en faveur du patrimoine. Ce point est à considérer comme l’un des moteurs essentiels pour le développement durable, au niveau local, régional et national. Les traitements de conservation sont à prendre au sens large, de façon à inclure la gestion, la conservation technique, ainsi que la présentation et l’utilisation du patrimoine culturel.
Ces indicateurs économiques seront définis par rapport au patrimoine culturel, à travers le développement de méthodologies standards qui pourront être adaptées aux exigences locales spécifiques. Une politique de diffusion et une stratégie de formation seront également définies pour valoriser ses actions dans le but d’utiliser et d’adapter au mieux ces indicateurs au sein des institutions.
Résultats attendus sur les points concernant les indicateurs économiques d’ici 2011:
- concepts et cadre de référence amplifiés;
- indicateurs économiques developpés, comprenant leurs méthodes d’application;
- modules de formation développés et testés;
- indicateurs économiques testés et appliqués aux projets pilotes;
- accroissement de la sensibilsation concernant les indicateurs économiques.
Gestion des risques
Les activités menées dans ce domaine vont renforcer la préservation du patrimoine naturel et culturel à travers la réduction des risques auxquels les biens sont exposés. Au cours de la phase initiale du programme, les risques liés spécifiquement au patrimoine d’Amérique latine et des Caraïbes seront étudiés, et les professionnels de la conservation seront formés en gestion des risques. Les actions menées devront également renforcer la sensibilisation des institutions et d’un vaste public, de façon à montrer la nécessité d’introduire la gestion des risques en faveur du patrimoine dans leur planification générale des risques; il s’agira aussi de promouvoir une vision intégrée de la gestion des risques pour le patrimoine naturel et culturel à travers la coopération intersectorielle.
Résultats attendus sur les points concernant la gestion des risques d’ici 2011:
- mieux appréhender les risques liés à l’Amérique latine et aux Caraïbes;
- création d’une carte des risques du LATAM ;
- faire en sorte que soient mieux comprises les expériences préexistantes en matière de gestion des risques dans la région, ainsi que dans d’autres pays;
- meilleure appréhension des technologies traditionnelles et des diverses approches en matière de gestion des risques;
- renforcement du réseau de professionnels et d’institutions s’occupant de gestion des risques;
- méthodologies appliquées au patrimoine mobilier et immobilier;
- renforcement de la sensibilisation concernant la nécessité de prendre en compte la gestion des risques pour la préservation du patrimoine naturel et culturel.
Publications et diffusion de l’information
Les activités menées dans ce domaine vont soutenir les actions des quatre autres groupes de travail, en mettant notamment à disposition des publications, et en développant des stratégies qui permettront une diffusion efficace de l’information.
Résultats attendus sur les points concernant les publications et la diffusion de l’information d’ici 2011:
- augmentation du nombre de publications, basée sur les exigences des quatres autres groupes;
- développement de publications en séries du LATAM, comprenant des volumes sur la planification en matière de master/gestion;
- développement d’une bibliothèque de référence thématique du LATAM destinée aux petites institutions, aux archives et aux musées;
- développement de pages web dans la région;
- établissement de réseaux en vue de diffuser les documents écrits inédits ou épuisés en langue espagnole et portuguaise.
En accord avec les personnes ayant assistées aux discussions, l’ICCROM souhaiterait synthétiser les résultats de cette rencontre et produire un document programme reflétant les fructueux échanges et les résultats essentiels de la rencontre. La mise en oeuvre d’un certain nombre d’activités est déjà prévue.
Pour de plus amples informations, merci de contacter: latam (arobase) iccrom . org
Etats membres représentés : Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Cuba, Equateur, Espagne, Guatemala, Haïti, Honduras, Italie, Mexique, Pays-Bas, Pérou, Vénézuela
mise à jour :
17.11.2008 |