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Atelier ATHAR sur la formation professionel en conservation dans les pays du monde arabe, Sharjah, Emirats arabes unis
1er - 3 juin 2010
15 juin.Le Département des musées de Sharjah (SMD) a accueilli au Musée archéologique de Sharjah le troisième atelier ATHAR intitulé « ATHARnet: pratique et enseignement ».
L’objectif de cet atelier de trois jours a consisté à améliorer les relations entre les programmes d’enseignement en conservation et la pratique sur le terrain dans la région arabe, afin d’identifier et de définir bien précisément les besoins nécessaires pour organiser efficacement une formation à la conservation dans la région.
L’atelier a traité l’un des points principaux du Programme ATHAR relatif au développement professionnel en matière de conservation et de gestion du patrimoine. L’objectif a consisté notamment à répondre aux questions liées à la reconnaissance des qualifications et des caractéristiques des profils professionnels requis pour répondre aux besoins régionaux. Il a également été question de consolider les travaux initiés par des institutions et des professionnels de la région arabe.
A l’issue de ces trois jours, les participants ont revu les diverses façons de définir les professions relatives à la conservation (à travers les documents internationaux et les diverses approches existantes), réexaminé des points spécifiques de plusieurs domaines de la conservation liés au contexte arabe, redéfini la portée des programmes de formation préexistant dans la région, situé les zones principales liées aux institutions participantes, et développé un plan d’action destiné aux participants pour la suite de leurs travaux, et notamment :
- L’établissement d’une association régionale professionnelle efficace, qui sera soutenue par un réseau d’universités possédant des programmes en matière de gestion et de conservation du patrimoine. Cela aidera à mieux répondre aux exigences des professionnels et aux personnes ayant de forts besoins en matière de formation et de pratiques dans le domaine du patrimoine et de la conservation. Une fois mise en place, l’association encouragera la création d’un corps national professionnel pour les conservateurs-restaurateurs et les autres spécialistes de ce domaine.
- La résolution de problèmes relatifs à la reconnaissance des qualifications et à la définition des profils professionnels qui répondent aux besoins régionaux.
- La conduite d’un autre atelier en novembre qui établira formellement le corps régional des conservateurs-restaurateurs et des spécialistes, améliorera le dialogue entre l’enseignement en matière de patrimoine et les pratiques de conservation, et assurera l’application de méthodes durables et actualisées pour la bonne évolution de la protection et de la gestion des biens culturels dans les Etats arabes.
- La consolidation de l’ensemble du réseau et son expansion afin d’assurer la participation de tous les instituts de formation et d’enseignement, avec l’aide de l’Association des Universités arabes, et à travers des conférences planifiées par les institutions membres.
- Le développement de projets pilotes et d’initiatives qui renforceront la collaboration entre les institutions membres, et l’intégration de la conservation du patrimoine dans des programmes d’universités importantes au niveau de la licence.
- La présentation des résultats des travaux du réseau ATHAR aux instances officielles de la région (par ex. les Ministères de la Culture et de l’Enseignement supérieur) lors de leurs principales réunions dans le cadre de la Ligue arabe.
La région arabe ne doit pas seulement fournir un enseignement et une formation continue dans les divers secteurs de la conservation, mais elle doit également chercher à améliorer le travail des institutions professionnelles et les structures permettant d’encourager les vocations qui peuvent contribuer au développement. Cet atelier a souligné combien les efforts de collaboration entre professionnels de la conservation du patrimoine culturel sont utiles pour susciter de nouvelles recommandations qui auront un impact positif à travers l’ensemble du réseau ATHAR.
Cet atelier s’est tenu sous le haut patronage de S.E. Dr Sheikh Sultan bin Mohammed Al Qasimi, Membre du Conseil suprême et Gouverneur de Sharjah. Il a été organisé par l’ICCROM, dans le cadre du Programme ATHAR, en partenariat avec le Gouvernement de Sharjah, le Bureau du Gouverneur, le Département de l’Information et de la Culture de Sharjah, l’Université américaine de Sharjah, l’Université de Sharjah, et le Département des musées de Sharjah.
Les participants provenaient des pays suivants : Egypte, Irak, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Palestine, Arabie Saoudite, Syrie, Tunisie, Emirats arabes unis et Yémen. Citons également des représentants de l’UNESCO, de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et la science (ALECSO), et de la Confédération européenne des organisations des conservateurs-restaurateurs (ECCO).
Cet atelier de trois jours a fait suite à deux ateliers précédents, en juin 2008 et en novembre 2009, qui ont abordé les questions stratégiques et les orientations pour l’amélioration de l’enseignement supérieur dans le domaine de la formation au patrimoine culturel.
Etats membres représentés: Egypte, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Arabie Saoudite, Syrie, Tunisie, Emirats arabes unis et Yémen
mise à jour :
22.06.2010 |