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Infos : août 2011
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soima course 2011

Soima course 2011

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Cours SOIMA 2011 : Protéger les collections de sons et d’images
Compte rendu d’une participante

Ce compte rendu d’une participante relate les activités de la troisième semaine du cours qui s’est tenue à Riga, Lettonie, et qui a notamment compris une séance d’enregistrement sur le terrain et un exercice de simulation d’une catastrophe.

11 août. Après un fructueux séjour à Vilnius, Lituanie, le cours SOIMA est retourné pour sa troisième et dernière semaine à Riga, capitale de la Lettonie, ville qui s’insère merveilleusement dans l’embouchure de la rivière Daugava. Témoin d’une longue et intense histoire, le cœur de Riga est un joyau architectural, mêlant édifices médiévaux, baroques et de style Art Nouveau. Ce centre historique a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1997.

La troisième semaine a débuté par une séance d’enregistrement in situ aux Archives du Folklore Letton, situées au sein de l’Académie lettone des sciences, dans un bâtiment impressionnant datant de l’époque soviétique. A cette occasion les participants ont eu l’opportunité d’enregistrer la performance live d’un groupe Livonien, Nurmorkestõr, composé de jeunes musiciens qui tentent de conserver la tradition musicale et le langage de leurs aïeuls encore vivants. (Les Livoniens sont les anciens habitants indigènes de Lettonie ; ils représentent actuellement à peine plus de 200 personnes.)

Les principales conférences qui ont eu lieu à l’Université lettone ont porté sur les outils et les stratégies permettant une gestion des collections efficace et incluant les points suivants :

  • Accès, besoins des usagers et leurs attentes ;
  • développement de modèles d’entreprise ;
  • recherche de fonds et dossier de subventions ;
  • communication efficace et réseautage.

Au cours de plusieurs exercices en groupes et de débats fructueux, il est devenu évident que les collections audiovisuelles doivent s’ouvrir à de nouvelles idées et se fonder sur les ressources en ligne, par exemple ouvrir la documentation audiovisuelle aux populations à travers le « crowdsourcing »  (l’externalisation à grande échelle). Une approche innovante pourrait ainsi ouvrir la voie à un patrimoine audiovisuel durable et plus accessible. Une telle approche suppose d’avoir des spécialistes de l’audiovisuel bien informés et créatifs.

Les modules concernant la préparation à une catastrophe, la gestion des réponses et des risques ont permis aux participants d’apprendre à faire face à des événements susceptibles de se déclencher à n’importe quel moment. En cas de catastrophe, une équipe de travail organisée, bénéficiant d’une communication efficace et sachant prendre les décisions appropriées, est essentielle pour sauvegarder et sécuriser l’avenir des collections. Une fois que le contexte théorique a été étudié, les participants ont effectué un exercice de simulation de catastrophe ; ils ont dû sauver une collection audiovisuelle suite à des explosions successives et une inondation subséquente. Durant 45 minutes de tension, de travail intense, au cours desquelles un violent orage a éclaté (orage qui n’était pas prévu mais qui a permis de rendre l’exercice encore plus dramatique), le groupe a œuvré dans un bon esprit d’équipe et a accompli l’exercice avec succès.

Lors des conférences portant sur la gestion des risques, les principaux agents de détérioration et les sources de risques pour les collections de sons et d’images ont été étudiés, en tenant compte du fait que les documents audiovisuels sont devenus particulièrement vulnérables à certains types de menaces, telles que la température et/ou l’humidité relative incorrectes, le vieillissement, la composition physique et chimique, ou toutes autres sortes de facteurs. Les participants se sont divisés en groupes afin d’analyser et d’évaluer les risques concernant les collections des Archives du Folklore Letton. L’exercice a montré comment l’analyse des risques aide à définir les priorités. Depuis que les restrictions budgétaires sont devenues un problème, la plupart des archives doivent partager les ressources attribuées ; la méthode d’évaluation des risques proposée pourrait aider les responsables de collections audiovisuelles à attribuer efficacement ces ressources et à traiter en priorité les documents d’archives les plus précieux.

Durant les derniers jours du cours, les participants ont eu l’opportunité de développer et présenter leurs projets spécifiques liés à leurs pays respectifs ; puis ils ont effectué l’évaluation du cours. Dans chaque projet on sent l’espoir, l’inspiration et le désir de mettre en pratique dans son propre pays et ses institutions le savoir acquis.

Ce 29 juillet, le cours SOIMA 2011 tire à sa fin, mais pour les 19 participants c’est seulement un commencement. Pendant trois semaines ils ont acquis les instruments et les connaissances permettant de gérer et de préserver les collections de sons et d’images. C’est maintenant à leur tour d’agir et de contribuer à la sauvegarde de notre patrimoine audiovisuel. Heureusement ils ne sont pas seuls : en tant que cours international, SOIMA n’a pas seulement réuni des spécialistes venant de divers pays et cultures pour partager leurs connaissances et leurs expériences, mais il a également permis de mettre en place des réseaux et des chaînes de soutien et, peut-être plus important encore, de susciter de nouvelles amitiés.

Christine Gleisner
Participante du cours SOIMA 2011

 

mise à jour : 25.08.2011-->

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