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Cours international sur l’aide d’urgence au patrimoine culturel en temps de conflit (FAC 11)
Perspectives des participants
13 octobre. Consacrée à étudier les réponses institutionnelles face aux conflits, la deuxième semaine nous a ouvert les yeux sur de nouvelles perspectives. En apprenant comment opèrent les secteurs humanitaire et militaire, nous sommes désormais capables d’intégrer de nouveaux éléments dans notre « trousse à outils de secouristes du patrimoine culturel ». Ces éléments ont été combinés à d’autres instruments afin de mettre en place une gestion des biens culturels en temps de conflit, tels que la Convention UNESCO de La Haye de 1954, les lois humanitaires internationales ou le Réseau des Boucliers Bleus.
Malgré notre intérêt pour ces disciplines, nous pensons que les points forts de cette semaine ont été les exposés effectués par nos collègues. Neuf participants ont présenté leurs expériences et les travaux qu’ils mènent dans un certain nombre de pays. Nous nous sommes trouvés immergés dans divers contextes et difficultés, et cela nous a permis de mieux appréhender les différentes options et solutions que chacun peut utiliser pour résoudre les problèmes.
Nous avons trouvé la conférence sur les mécanismes d’aide humanitaire de Marco Rotelli, Secrétaire général de l’Organisation non-gouvernementale italienne INTERSOS, particulièrement intéressante. Le processus de l’assistance humanitaire a été expliqué de façon très claire, en partant de l’analyse de la situation jusqu’à l’intervention concrète et le contrôle continu des résultats. Nous avons compris dans quelle partie de ce processus nous pourrions potentiellement insérer la protection du patrimoine culturel et comment il fallait s’y prendre.
L’introduction à la médiation et à la négociation dans divers contextes de patrimoine culturel par Govinda Clayton de l’Université de Kent, Royaume-Uni, a été l’autre point fort de la semaine. Travaillant en petits groupes, nous avons joué le rôle de responsables politiques dans le contexte d’un conflit, et ce dans les deux camps. Les négociations ont été par moment très difficiles, mais elles nous ont fait prendre conscience des tactiques et des stratégies que l’on peut employer pour gérer les intérêts et les priorités des parties adverses, de manière à établir des accords communs.
Nous souhaiterions également mentionner les contributions de Corine Wegener du Comité américain des Boucliers Bleus, de Stéphane Théfo d’INTERPOL, et du Capitaine Massimiliano Quagliarella de l’Unité de Protection du patrimoine culturel des Carabinieri. Ces exposés ont été très utiles pour aborder la protection des biens culturels à partir d’une perspective qui était mal connue de la plupart d’entre nous. La deuxième semaine a donc porté sur la découverte et la connaissance des différents acteurs et des mécanismes en jeu dans les situations de crise. Nous avons maintenant hâte de commencer les travaux pratiques prévus la semaine prochaine !
Suite aux connaissances acquises lors du premier cours sur l’Aide d’urgence au patrimoine culturel en temps de conflit en 2010, trois anciens participants ont créé un blog ouvert et accessible afin de promouvoir le dialogue et la coopération entre les professionnels du patrimoine culturel, les autres acteurs et les parties prenantes impliquées dans les zones de conflit. Nous espérons qu’il deviendra un outil pour les chercheurs et les professionnels, leur permettant de partager informations et ressources, et qu’il servira de plateforme pour accroître la sensibilisation dans les questions de protection du patrimoine.
Etats membres représentés : Afghanistan, Autriche, Bosnie-Herzégovine, Cambodge, Colombie, Egypte, Espagne, Italie, Kenya, Nigéria, Oman, Pakistan, Sénégal, Sri Lanka, Tunisie, Turquie.
mise à jour :
14.10.2011 |