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Cours international sur l’aide d’urgence au patrimoine culturel en temps de conflit (FAC 11)
Perspectives des participants (Semaine 3)
24 octobre. Durant la troisième semaine nous avons découvert divers outils qui nous seront utiles pour planifier et organiser une opération de sauvetage d’urgence touchant un bien culturel en péril. Nous avons été particulièrement impressionnés par la séance portant sur la gestion des risques dirigée par Rohit Jigyasu de l’ Université Ritsumeikan, car cette séance a été vraiment pratique et concrète. Après avoir analysé les causes et les effets de divers scénarios, nous nous sommes sentis mieux préparés pour aborder et planifier différents types de risques.
Le jour suivant, nous avons étudié les matériaux organiques and inorganiques au cours d’une présentation effectuée par Gaël de Guichen, et durant laquelle on nous a confié une collection d’objets à classer. Puis nous nous sommes divisés en groupes et le reste de la journée a été occupé par une séance sur postes de travail qui nous a amenés à réfléchir sur la vulnérabilité de la pierre, des peintures murales, des textiles et des livres au contact de l’eau, de la boue et du feu, et sur les conséquences d’une mauvaise manipulation. Nous avons également étudié la documentation d’urgence que nous devrions utiliser en cas de conflit. La session d’Ana Almagro de la Caja Madrid Foundation, portant sur la documentation d’urgence pour le patrimoine culturel immobilier a été particulièrement intéressante. Elle nous a montré comment utiliser au mieux des outils dont nous avons désormais la maîtrise, comme des caméras ou des portables. Cette session est à relier à l’exercice pratique très vivant, organisé par Gaël de Guichen, sur la création d’une réserve en cas d’urgence, et consistant à organiser en modèle réduit l’évacuation d’une collection de musée dans une zone servant de réserve temporaire.
Un des points forts de la semaine a été assurément notre visite à l’église de San Giorgio al Velabro à Rome, qui a été victime d’un attentat à la bombe en 1993. Sont intervenus sur place l’historien de l’art Alessandro Bianchi, ISCR, et l’architecte Pierluigi Porzio, qui ont été engagés dans ce programme de restauration.
A la fin de la semaine, nous avons travaillé avec Foekje Boersma de la Nationaal Archief et Aparna Tandon sur un exercice de simulation consistant à empaqueter et évacuer une collection d’artefacts de musée. Il nous est clairement apparu que la protection du patrimoine culturel en temps de conflit a une dimension très vaste (politique internationale, diplomatie, législation, etc). Cette semaine a donc été particulièrement utile pour enrichir notre expérience pratique qui pourra nous servir lors de travaux individuels « sur le terrain ». Nous pouvons donc conclure en disant que les séances de cette dernière semaine ont été vraiment passionnantes !
Rahimullah Amani et Ismaïla Diatta
participants du FAC 11

Suite aux connaissances acquises lors du premier cours sur l’Aide d’urgence au patrimoine culturel en temps de conflit en 2010, trois anciens participants ont créé un blog ouvert et accessible afin de promouvoir le dialogue et la coopération entre les professionnels du patrimoine culturel, les autres acteurs et les parties prenantes impliquées dans les zones de conflit. Nous espérons qu’il deviendra un outil pour les chercheurs et les professionnels, leur permettant de partager informations et ressources, et qu’il servira de plateforme pour accroître la sensibilisation dans les questions de protection du patrimoine.
Etats membres représentés : Afghanistan, Autriche, Bosnie-Herzégovine, Cambodge, Colombie, Egypte, Espagne, Italie, Kenya, Nigéria, Oman, Pakistan, Sénégal, Sri Lanka, Tunisie, Turquie.
mise à jour :
27.10.2011 |