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Evaluation de l’impact du changement climatique sur la préservation des sites archéologiques
7 mai. Début avril, une table-ronde a réuni des professionnels impliqués dans le domaine de la prévision du climat par la modélisation, et dans celui du patrimoine culturel, en vue d’évaluer les risques liés au changement climatique, et leur relation à l’ensemble des autres risques menaçant habituellement les sites archéologiques.
Cet événement était organisé au Musée de l’Acropole, à Athènes, par l’Initiative for Heritage Conservancy, en collaboration avec l’Université de Kent, l’ICCROM, l’Institut canadien de conservation (ICC), UCL-Qatar, et avec le soutien financier de la Fondation Stavros Niarchos.
La table-ronde incluait des sessions ouvertes au public et d’autres à huis clos. Dans le cadre de ces dernières, les participants travaillaient en groupes. Le premier groupe s’est penché sur tous les risques menaçant les sites archéologiques, exception faite des effets du changement climatique ; le deuxième groupe a tenté de définir les risques potentiels liés au changement climatique pour les sites archéologiques ; enfin, le troisième groupe a examiné les manières dont la gestion des sites archéologiques doit répondre à la fois aux nouveaux risques et aux risques accrus par le changement climatique. Les participants ont ensuite partagé leurs résultats et discuté de ces derniers.
La conclusion globale met en avant le fait qu’une gestion compétente des risques, anciens et nouveaux, n’exige pas seulement les meilleures connaissances à ce jour, communiquées aux bons décideurs au bon moment, mais aussi une résilience organisationnelle, plus nécessaire aujourd’hui que jamais. La modélisation peut nous montrer, en partie, le déroulement de scénarios complexes du changement climatique ; par exemple, la manière dont les schémas de détérioration de la pierre sont susceptibles d’évoluer, comment les régions côtières pourraient répondre au changement du niveau de la mer, ou comment des zones glacières pourraient disparaître. Toutefois, les responsables de sites (et leurs collègues) ne doivent pas envisager d’utiliser une seule prédiction à long terme. Ils doivent se préparer à diverses possibilités de scénarios, en tenant compte de la compréhension de leurs propres sites et des vulnérabilités régionales qui le caractérisent, et répondre ensuite à temps aux risques qui se réalisent. Pour certains, cela impliquera un grand changement en termes de priorités ; pour d’autres, ces changements seront moindres.
Grâce aux exposés pointus qui ont constitué une base commune, et à l’opportunité de conduire les longues discussions structurées qui manquent si souvent lors des conférences, les contributeurs sont désormais à même de réviser leurs présentations et d’y incorporer de nouvelles idées et de nouveaux arguments. Une publication finale de ces contributions est prévue en 2013, dans le cadre de la série ICCROM conservation studies.

Participants
- Thomas D. Andrews, Prince of Wales Northern Heritage Centre, Yellowknife (Canada)
- Giovanni Boccardi, UNESCO, Centre du patrimoine mondial
- Peter Brimblecombe, University of East Anglia (Royaume-Uni)
- Erasmo Buonomo, Hadley Centre - Met Office (Royaume-Uni)
- Carolina Castellanos, Consultante indépendante sur le patrimoine culturel (Mexique)
- John Fidler, John Fidler Preservation Technology Inc, Etats-Unis
- Stavroula Golfomitsou, UCL Qatar
- Ehud Galili, Autorité des antiquités d’Israël (Israël)
- Alison Heritage, ICCROM
- Elena Korka, Ministère grec de la Culture (Grèce)
- Evangelos Kyriakides, IHC, University of Kent (Royaume-Uni)
- Stefan Michalski, Institut canadien de conservation (Canada)
- David Orrell, mathématicien, consultant indépendant, (Royaume-Uni et Canada)
- Rohit Jigyasu, Research Center for Disaster Mitigation of Urban Cultural Heritage, Ritsumeikan University (Japon)
- Christos S. Zerefos, University of Athens (Grèce)
mise à jour :
09.05.2012 |