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Sciences des matériaux et technologie
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SOIMA 2011: Sauvegarde des collections de sons et d’images

Partners and Cooperating Institutions

Durée : 3 semaines (11- 29 juillet 2011)

Lieu : Riga (Lettonie) et Vilnius (Lituanie)

Emplacement
En phase avec la nature spécifique de ce cours, les sessions de travail de SOIMA 2011 ont été organisées dans deux endroits différents : à Riga, en Lettonie, et à Vilnius, en Lituanie. L’Université de Lettonie, la Bibliothèque nationale, les Archives du Folklore letton et les Archives nationales ont accueilli les sessions de la première et de la troisième semaine. Durant la deuxième semaine, le cours s’est déplacé à Vilnius, en Lituanie, où les sessions se sont déroulées au Centre national d’archives de Lituanie.

Participants
19 participants ont été sélectionnés pour SOIMA, provenant de 15 pays différents. Ils représentaient une grande variété de professionnels de la conservation et du patrimoine en charge de collections de sons et d’images dans des musées, des archives, des bibliothèques, et d’autres institutions culturelles. La sélection s’est faite sur la base de l’impact que les participants sont susceptibles d’avoir en formant d’autres professionnels dans leurs pays respectifs, et de l’importance des collections dont ils ont la responsabilité.

L’équipe pédagogique
L’équipe internationale qui a dirigé le cours était formée par des experts reconnus venus d’Australie, de France, du Guatemala, de Lituanie, de Lettonie, des Pays-Bas, et des États-Unis. Divers membres du personnel de l’ICCROM et de ses institutions partenaires venaient compléter l’équipe.

États membres représentés
Australie, Belgique, Botswana, Canada, Chili, Chine, Estonie, France, Haïti, Kenya, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Serbie, États-Unis et Zimbabwe.

Objectifs
Conçu pour répondre aux défis quotidiens rencontrés par les professionnels d’institutions telles que les archives, les centres culturels, les musées et les bibliothèques, le programme SOIMA visait à offrir une compréhension des matériaux audiovisuels et du paradigme consistant à transférer un contenu vers différents supports.

Le cours, d’une durée de trois semaines, comprenait une variété d’activités d’apprentissage, dont des sessions pratiques sur la numérisation, la préservation numérique, et l’enregistrement audiovidéo en direct d’un spectacle de folk. A l’issue de la formation, les participants étaient à même de mettre en avant la valeur des collections de sons et d’images dont ils ont la charge, de faire des choix en connaissance de cause quant à leur préservation à long terme et à leur accès, et de communiquer efficacement à travers les différentes disciplines.

Structure du cours
Comme dans le cadre des deux précédents cours SOIMA, l’accent a été mis sur la préservation et la gestion des collections mixtes de sons et d’images de petite à moyenne taille. Après un module introductif sur l’histoire, l’importance, et la gestion des collections de sons et d’images, le cours était scindé en cinq modules :

  • Médias et formats
  • Planification de la préservation
  • Numérisation
  • Préservation numérique
  • Stratégies de gestion de la préservation pour les collections SOIMA

Journal du cours SOIMA 2011

« Des présentations extrêmement claires et stimulantes » (un participant à SOIMA 2011)
Le 11 juillet 2011, 19 professionnels responsables de l’archivage de collections de sons et d’images dans les institutions culturelles de 15 pays différents se sont réunis à Riga, en Lettonie, pour participer à la troisième édition du cours international du programme SOIMA. Durant trois semaines, ces participants ont eu non seulement l’occasion d’acquérir de nouvelles connaissances et compétences, mais aussi celle de tisser un réseau et d’échanger leurs expériences avec leurs collègues.

Semaine 1

« Des présentations extrêmement claires et stimulantes » (un participant à SOIMA 2011)
Durant les deux premières journées du cours, le conférencier Howard Besser a présenté l’histoire, l’importance, et les valeurs des collections de sons et d’images, les contextes éthiques et institutionnels, les droits inhérents à la propriété intellectuelle, la gestion des collections, et les principes de la documentation et du catalogage. Aux yeux des participants, ces sessions ont présenté un intérêt particulier, en raison notamment du partage des connaissances et de l’expérience du conférencier, et de l’introduction de nouveaux sujets tels que le reformatage et la migration, et la complexité des questions relatives au copyright.

« Des conférences au rythme dynamique » (un participant à SOIMA 2011)
Durant les sessions consacrées à la photographie, le conférencier Bertrand Lavedrine a associé théorie et approche pratique. Les conférences de Bertrand Lavedrine sur l’évolution des procédés photographiques et la composition des photographies au 20ème siècle, ainsi que les risques et problèmes de dégradation, ont été décrites par les participants comme des sessions vivantes s’appuyant sur un excellent matériel et des exemples intéressants.

« Un bon équilibre entre les basiques, et les termes et procédés plus spécialisés » (un participant à SOIMA 2011)
Les participants se sont avérés également extrêmement satisfaits des conférences données par Mick Newnham et de sa capacité à expliquer clairement, et avec des termes simples, des points complexes et très spécifiques. Les thèmes ayant suscité un intérêt majeur concernaient la composition chimique et physique d’une pellicule, la manière de différencier le polyester, le PVC et le nitrate de cellulose, et les questions relatives à la détérioration d’une pellicule. La pratique de la manipulation et de la réparation de pellicules a été combinée à une visite d’étude de la Réserve des archives de films de Lettonie.

Conférence SOIMA sur « Les collections de sons et d’images : défis actuels et stratégies pour une conservation et une utilisation à long terme »
A l’issue de la première semaine, une conférence SOIMA s’est tenue, laissant la place à des présentations faites par les participants et l’équipe du cours. A cette occasion, les participants ont eu l’opportunité de partager leurs expériences en matière d’archivage audiovisuel (AV) et d’échanger sur les problèmes, stratégies, et défis des différents types d’archives audiovisuelles, ainsi que de confronter les éventuelles solutions et d’y réfléchir.

Semaine 2

A l’issue de la première semaine, le cours SOIMA s’est déplacé de Riga (Lettonie) à Vilnius (Lituanie). Dans le contexte institutionnel des Archives centrales nationales de Lituanie à Vilnius, le programme du cours s’est concentré sur la planification de la préservation et la numérisation des collections audiovisuelles, et les connaissances théoriques acquises durant la première semaine ont été mises en pratique.

« Cette semaine a été l’une des plus intéressantes, avec énormément de travail, de visites aux archives, et des rencontres avec de nouvelles personnes et la découvert de leurs approches concernant des thèmes et concepts similaires et différents. Nos hôtes ont été fantastiques ! » (un participant à SOIMA 2011)
Les trois premières journées étaient consacrées à l’audio et à la vidéo, et les conférenciers Samuel Franco et Mick Newnham ont familiarisé les participants avec l’identification des formats et avec la composition technique de l’audio et de la vidéo, à travers une approche pratique. Organisés en équipes, les participants ont eu l’occasion de travailler sur les collections des Archives centrales nationales de Lituanie sur des sujets comme la préparation aux risques et catastrophes, l’entreposage des médias magnétiques, la planification de la préservation, ainsi que l’inventaire, le catalogage et la priorisation.

« […] Apprendre qu’aucun des nouveaux médias enregistrables n’est permanent » (un participant à SOIMA 2011)
La seconde partie de la semaine s’est concentrée sur le domaine numérique, et les conférenciers Kara van Malssen et Jouzas Markauskas ont évoqué les problèmes liés à la numérisation. Des sessions pratiques ont suivi, au cours desquelles les participants ont appris à numériser des sons, des pellicules, et des vidéos dans les différentes installations des Archives centrales nationales de Lituanie. Dans le cadre des conférences sur les stratégies de préservation numérique, les participants ont été en mesure de comprendre les risques et exigences de la préservation et de l’entreposage numérique.

Semaine 3

Pour sa troisième semaine, le cours SOIMA a quitté Vilnius et la Lituanie pour rentrer à Riga, en Lettonie.

« Le meilleur moment de la journée a été notre production vidéo ! » (un participant à SOIMA 2011)
La dernière semaine du cours a démarré par une session d’enregistrement aux Archives du folklore letton situé au sein de l’Académie lettone des sciences. A cette occasion, les participants ont eu l’opportunité d’enregistrer la performance donnée en direct par le groupe livonien Nurmorkestõr, formé par de jeunes musiciens qui s’efforcent de maintenir en vie la musique et la langue de leurs ancêtres.

« J’ai appris à élaborer un modèle d’entreprise bien structuré » (un participant à SOIMA 2011)
Dans les salles de l’Université lettonne, les conférences données par Johan Oomen, Aparna Tandon et Jouzas Markauskas concernaient principalement les outils et les stratégies nécessaires à la gestion efficace d’une collection, dont l’accès et la manière de gérer les attentes et les besoins des utilisateurs, l’élaboration de modèles d’entreprise, la levée de fonds et les demandes de subventions, la manière de communiquer efficacement et de tisser un réseau. Au fil des différents exercices de groupes et discussions, il est apparu clairement que les personnes travaillant avec des collections audiovisuelles doivent être ouvertes aux nouvelles idées et utiliser les ressources disponibles en ligne, comme par exemple l’externalisation auprès de la communauté de la documentation relative au matériel audiovisuel, à travers une externalisation ouverte (ou crowdsourcing).

« Nous avons été capables de mettre sur pied une équipe de sauvetage après une catastrophe et de trouver la meilleure manière de sauver les collections de sons et d’images « (un participant à SOIMA 2012)
Les modules consacrés à la préparation et à la réponse aux catastrophes, et à la gestion du risque, ont placé les participants face aux événements et problèmes de la vie quotidienne. En cas de catastrophe, certains éléments sont essentiels à la sauvegarde et à la sécurité des collections : des décisions opportunes prises à temps d’une part, et un travail d’équipe et une communication organisés de l’autre. Une fois la théorie assimilée, les 19 participants ont conduit un exercice de mise en situation d’une catastrophe : ils devaient sauver une collection audiovisuelle à la suite d’une simulation d’explosion induisant une inondation. Durant 45 minutes de tension, de travail ardu, et d’orage retentissant (ce qui a contribué à rendre l’exercice encore plus dramatique), le groupe a travaillé en tant qu’équipe et a été en mesure de réussir l’exercice.

« Le meilleur moment de la journée a été la visite au Archives du folklore letton et l’identification des risques » (un participant à SOIMA 2011)
La conférence sur la gestion du risque, donnée par Aparna Tandon et Jouzas Markauskas, a permis de discuter des principales sources de risques pour les collections de sons et d’images. Divisés en groupes, les participants ont analysé et évalué les risques menaçant certaines collections appartenant aux Archives du folklore letton. L’exercice a montré comment l’analyse des risques permet de définir les priorités. Dans la mesure où le manque de ressources constitue un problème rencontré par la plupart des archives, cette approche pourrait aider à allouer efficacement des ressources et à protéger les éléments les plus précieux des archives.

« Il existe très certainement un avant et un après SOIMA 2011 » (un participant à SOIMA 2011))
Le dernier jour du cours, les participants ont eu l’occasion de développer et de partager leurs propres projets, et d’évaluer le cours. L’ensemble de ces projets reflétait l’espoir, l’inspiration, et le désir de mettre en application les connaissances acquises, dans les différents pays et institutions d’origine des participants. Durant l’évaluation finale, les participants ont souligné l’aspect positif de leur participation à un cours international. De fait, la rencontre avec des spécialistes représentant divers pays et cultures n’a pas seulement contribué à un riche échange de connaissances et d’expériences, mais également à tisser un réseau et se faire de nouveaux amis.

Le 29 juillet, le cours SOIMA 2011 a pris fin, mais cette date devrait plutôt être considérée comme un point de départ : 19 participants venus de 15 pays différents ont acquis les outils et les connaissances leur permettant de gérer et préserver des collections de sons et d’images ; c’est à présent leur tour d’agir et d’apporter leur contribution à la sauvegarde du patrimoine audiovisuel mondial.

mise à jour : 27.08.2012

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