logo logo




logo
logo logo




accueil > programmes > collections > réduction des risques emglish version
Collections
linea_news
trainers Gestion des risques du patrimoine culturel

Aujourd’hui, la conservation préventive est largement reconnue comme étant une ligne d’action prioritaire. Cependant, avec des ressources limitées, les décideurs sont confrontés à des choix difficiles lors de la planification des stratégies de conservation. Doit-on placer toutes nos ressources dans un système de régulation climatique sophistiqué, ou doit-on plutôt actualiser le système de protection contre le feu ? Que va-t-il arriver exactement à cette collection de costumes et de vannerie si elle reste exposée à cette intensité de lumière ? Et à long terme, comment comparer ces dégâts aux diverses formes de dégradation possibles liées à un nombre toujours plus grand de visiteurs ?

Des connaissances scientifiques et techniques utiles continuent d’être développées, mais elles sont souvent incorporées à la pratique actuelle de manière lente, incorrecte, ou pas du tout. Avec les meilleures intentions, les musées appliquent parfois des normes, des directives, ou des listes de meilleures pratiques irréalistes, sans avoir une idée précise des priorités, des résultats pratiques qu’ils en attendent.
L’approche de gestion des risques appliquée par les décideurs dans de nombreux domaines étrangers au patrimoine culturel peut aider à prendre ces décisions de planification. La gestion des risques encourage la réévaluation des stratégies de conservation, visant des résultats concrets d’une manière systématique.

Elle peut être utilisée pour traiter directement la question suivante : dans quel état se trouveront mes collections à un point donné, par exemple dans 10, 30 ou 100 ans, si aucune action n’est menée, ou si au contraire de nouvelles actions sont entreprises ? Au cœur de la gestion des risques se trouve le concept de « perte de valeur » des collections. Ainsi, la gestion des risques devient une vision institutionnelle intégrée à la fois de l’usage et de la conservation des biens culturels.

L’ICCROM, en collaboration avec l’Institut canadien de conservation (ICC) et l’Institut néerlandais pour le patrimoine culturel (ICN), a travaillé au développement d’une approche de gestion des risques pour le domaine du patrimoine culturel. Cette collaboration a abouti à un cours international sur la Réduction des risques pour les collections, et à des activités complémentaires de recherche, de publication, et de communication.

Objectifs pour 2010–2011

Consolider le partenariat scientifique : au cours de cet exercice biennal, il est prévu de consolider le partenariat scientifique et technique de ce projet et de renouveler l’accord entre l’ICCROM, l’ICC et l’ICN. Les trois institutions poursuivront également leurs efforts de dissémination et de consultation pour garantir la future implication d’autres instituts nationaux de recherche en conservation, universités, et groupes de recherche dans des domaines liés à la conservation, en particulier celui de la science de la prévision et de l’atténuation des catastrophes naturelles, ou celui de la gestion des risques pour le patrimoine bâti et les sites.

Accroître la masse critique des usagers : afin de créer une masse critique d’usagers, et de servir un groupe plus large de professionnels intéressés, l’ICCROM et ses partenaires vont développer un nouveau concept de cours, qui inclura une forte composante d’apprentissage à distance. 

Intégrer la gestion des risques relatifs aux catastrophes à celle des risques lents et continus : l’application de la gestion des risques aux risques de catastrophes pour le patrimoine culturel a commencé plusieurs années avant que la méthodologie actuelle ne soit développée. Il est nécessaire d’étudier et d’intégrer les deux domaines.

Activités pour 2010–2011

Cours international sur la réduction des risques pour les collections
Ce cours se concentre sur l’identification, la discussion, et la pratique des concepts sous-jacents à l’approche de gestion des risques. Il examine la meilleure recherche disponible pour améliorer les évaluations de tous les types de risques. À travers l’étude d’une vraie collection de musée, les participants mettent en pratique chaque étape de cette approche, depuis l’évaluation des risques jusqu’au développement et à la planification d’options pour leur réduction. Un accent particulier est placé sur les préoccupations des institutions disposant de ressources limitées. Le cours insiste sur la communication et le travail d’équipe en matière de risques.

Durant cet exercice biennal, le concept du cours sera entièrement révisé, afin  d’inclure une importante composante d’apprentissage à distance, durant laquelle les participants instaureront un système de gestion des risques dans leurs propres institutions. Une équipe de tutorat, composée d’anciens participants spécialisés dans le domaine, sera établie afin d’aider les participants au cours, organisés en groupes de travail régionaux et sous-régionaux.

Projet tournant international sur le travail d’équipe pour une gestion intégrée de l’urgence
Travail d’équipe pour une gestion intégrée de l’urgence (TIEM) est un projet d’éducation commun de l’ICCROM, du Getty Conservation Institute et de l’ICOM. Depuis 2005, le projet a été mis en œuvre deux fois déjà, se déplaçant d’une région à une autre. Chaque projet a une durée de vie de 18 mois, et implique 10 ou 12  musées par région. Des équipes sont créées dans chaque musée, et elles se rassemblent pour apprendre ensemble et se connaître au cours d’un atelier introductif. Cet atelier est suivi d’une phase de tutorat à distance durant laquelle les équipes mettent en place leurs plans de gestion des risques liés aux catastrophes. Chaque projet se termine par un séminaire final d’évaluation, où les tuteurs et les participants mettent en commun leurs réalisations et définissent des stratégies de suivi. A l’occasion de chaque projet, l’ICCROM et ses partenaires encouragent la collaboration d’autres institutions, comme l’UNESCO, des universités, ou des centres de conservation nationaux.

En 2009-10, le projet s’est déplacé dans la région du Caucase, incluant aussi d’autres pays comme l’Iran, l’Irak, et la Grèce. Un consortium d’universités et de musées nationaux turcs a proposé cette initiative, dont il assurera l’accueil et la coordination avec l’ICCROM et ses partenaires. Cette initiative a obtenu le soutien entier de l’Union européenne.

 

mise à jour : 29.12.2009

spacer