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Patrimoine bâti
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Qu’est-ce que le « patrimoine bâti » ?

Le patrimoine bâti existe sous de nombreuses formes. A l’origine, le terme de « patrimoine bâti » était principalement appliqué à de petits groupes choisis de monuments ou de sites, dont des experts convenaient qu’ils présentaient une valeur exceptionnelle. Cependant, au cours de ces 30 ou 40 dernières années, notre définition du patrimoine bâti s’est considérablement élargie, à la fois en termes de typologie et en termes de personnes qui en déterminent la valeur. Actuellement, la liste du patrimoine bâti inclut entre autres :

  • les monuments ;
  • les bâtiments ;
    les sites archéologiques et autres sites ;
  • les zones urbaines ;
  • les paysages culturels.

Cette liste peut ensuite être divisée en différentes catégories, comme :

  • les bâtiments ou lieux religieux et spirituels ;
  • l’architecture vernaculaire ;
  • les villes, les cités, ou les établissements humains ;
  • les parcs et les jardins ;
    les routes culturelles.

Ces listes ne peuvent pas être considérées comme exclusives, et le patrimoine bâti doit être défini et classé en fonction des besoins et des valeurs de la personne ou des groupes qui élaborent les définitions.

Le patrimoine bâti peut être trouvé n’importe où, dans n’importe quelle communauté, et peut être important pour n’importe quelle personne, groupe de personnes, communauté, nation, ou groupe de nations. Il peut exister parfois un accord sur les valeurs du patrimoine bâti, entre plusieurs personnes ou plusieurs groupes, mais il arrive aussi que ces valeurs ne soient pas partagées, voire même qu’elles soient contestées.

Le patrimoine bâti ne peut exister seul. Presque toujours, des objets du patrimoine y sont associés, ainsi qu’un patrimoine immatériel sous la forme de savoir-faire, de rituels, de pratiques, et d’usages spécifiques. La conservation et la gestion doivent toujours prendre en compte l’ensemble du patrimoine en question.

Le patrimoine bâti n’existe pas non plus en marge de la communauté qui vit tout autour de lui et qui veille à son entretien. Il fait partie intégrante de cette communauté, et doit être perçu comme contribuant à la vie de la communauté, et à son bien-être social et économique.

Les défis pour la conservation du patrimoine bâti

La définition élargie du patrimoine bâti, accompagnée d’une implication plus forte de la part des nombreuses parties prenantes manifestant un certain intérêt envers le patrimoine, ont mis l’ICCROM face à des défis spécifiques, alors que l’organisation tente de remplir son mandat en promouvant la conservation de tous les types de patrimoine culturel mobilier et immobilier.

Entre autres défis clés, l’ICCROM doit faire face aux suivants :

  • renforcer les liens entre la pratique de la conservation du patrimoine immobilier et du patrimoine mobilier ;
  • encourager les approches de conservation préventive et les associer à une pratique de conservation interventionniste ;
  • renforcer les liens entre les approches de conservation gestionnaires et techniques ;
  • promouvoir un usage pertinent des processus interdisciplinaires de conservation ;
  • promouvoir la reconnaissance et l’application de systèmes de construction traditionnels en conservation ;
  • promouvoir l’intégration de la préparation aux risques dans les approches de gestion de la conservation ;
  • intégrer à la pratique de la conservation des approches basées sur la science et l’artisanat.
La réponse de l’ICCROM

Lors de sa XXIVème session en novembre 2005, l’Assemblée générale de l’ICCROM a approuvé un programme à long terme sur la conservation du patrimoine bâti.

Ce programme se base sur les nécessités globales dans le domaine de la conservation du patrimoine culturel immobilier, telles qu’elles ressortent des informations réunies à partir de nombreux programmes et activités régionaux et internationaux de l’ICCROM, et confirmées par des évaluations des besoins plus formelles, comme celle conduite par le Groupe de travail du Conseil de l’ICCROM sur la conservation architecturale (2005), ainsi que le Processus de rapport périodique du patrimoine mondial.

Le programme actuel, élaboré sur la base des résultats du Groupe de travail du Conseil de l’ICCROM, intègre des approches relatives à la conservation des structures architecturales et à celle des sites archéologiques, des zones urbaines, et des paysages culturels. Il offre également une structure logique aux activités nouvelles et en cours dans le domaine de la conservation architecturale.

L’objectif général du programme pour la conservation du patrimoine bâti est d’accroître la capacité des professionnels à développer et à appliquer des approches intégrées à la pratique de la conservation du patrimoine bâti.
La stratégie du programme est de développer des activités dans un certain nombre de domaines thématiques et matériels identifiés comme étant actuellement d’une importance capitale pour le domaine, en plus de l’activité phare, soit le Cours sur la conservation du patrimoine bâti qui se tient à Rome. Il est prévu que des liens soient établis entre ces diverses questions thématiques et matérielles pour favoriser un échange dynamique d’idées et de ressources.

Pour l’exercice biennal 2010-2011, en réponse à la requête de l’Assemblée générale de l’ICCROM concernant un budget basé sur une croissance nominale zéro, les activités du programme de Conservation du patrimoine bâti ont été rationalisées, afin de se concentrer sur les activités essentielles, considérées comme étant la clé du succès de ce programme. L’accent a ainsi été largement mis sur les cours de formation.

Des activités supplémentaires et complémentaires, liées à la recherche, à l’information, et à la sensibilisation, pourront être envisagées si les fonds supplémentaires nécessaires sont réunis. 

mise à jour : 13.04.2010

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