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Conservation des peintures murales de l'église de Mar Tadros (Saint Théodore) de Behdaidat, Liban
Partenaires du projet
- ICCROM (International Centre for the Study of the Preservation and Restoration of Cultural Property)
- Direction générale des Antiquités, Liban
- Archidiocèse maronite de Jbaïl (Byblos), Liban
Partenaires financiers
Equipe de réalisation du projet
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Conservation Sarl, Liban: Isabelle Skaf , Badr Gedeon, and Ghada Salem, Nathalie Hanna,
Giorgio Capriotti, Caterina Michelini Tocci, Silvia Tribolati
Responsables du projet
- Conservation Sarl., Liban: Isabelle Skaf
- Programme ATHAR: Zaki Aslan et Rahel W. Mikael
Description du projet et signification
L’église de Mar Tadros (St Théodore) a été inscrite sur la liste des monuments historiques du Liban en 1966. Datant du onzième siècle, elle a été construite au sommet d’une colline, à environ 550 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans la cas de Jbaïl (Byblos). L’église appartient à l’archidiocèse de Jbaïl (Byblos), mais sa conservation est sous la responsabilité de la Direction générale des Antiquités.
Ses peintures représentent des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament: la vision de l’Apocalypse avec le Christ en majesté, les Chérubins et les Séraphins, les quatre Evangélistes; la Vierge Marie et Jean-Baptiste, les douze Apôtres et les Evangélistes avec l’un des prophètes, la figure du Christ, le soleil et la lune, le sacrifice d’Isaac et une scène qui représente Moïse recevant les Tables de la Loi, Saint Théodore et le donateur, et enfin, Saint Georges représenté avec un donateur.
Plusieurs églises anciennes et des grottes rupestres du Liban contiennent des décorations murales et des peintures datant de la période classique et de la période byzantine. Ce type de décor remonte à la période de résurgence de l’art chrétien, au temps des Croisades (11ème – 12ème s. après J. C.), et témoigne d’une longue et riche tradition en matière de peinture présente dans les églises chrétiennes.
Les peintures ont tout d’abord été restaurées dans les années 1920 par l’application de plusieurs couches de vernis. Au fil des années, des tentatives similaires pour raviver les couleurs et les détails n’ont abouti qu’à obscurcir davantage la surface des peintures. Les lacunes ont également été comblées avec du ciment et recouvertes de peinture.
Objectif
L’objectif de ce projet ATHAR est de réaliser une étude scientifique des fresques à travers la description et l’analyse des œuvres, et d’assurer leur conservation par une consolidation, une stabilisation et un nettoyage. Lorsque ce projet sera mené à bien, les croyants ou simples visiteurs seront autorisés pour la première fois à redécouvrir ces peintures extrêmement importantes qui ont été négligées pendant de nombreuses années. Un ouvrage décrivant les différentes étapes du projet de restauration, accompagnées de photographies inédites, sera publié également lors d’une phase ultérieure.
Aboutissement/impact
- Le traitement de conservation des fresques est en cours depuis 2009. Le projet consiste en une description graphique et photographique, une évaluation des conditions environnementales et une intervention directe (consolidation et nettoyage) sur les peintures. D’autres opérations ont également eu lieu : le relevé des conditions environnementales (le contrôle continu de l’environnement climatique et les mesures à appliquer pour trouver une solution aux problèmes d’humidité du bâtiment), l’échantillonnage du mortier et des pigments, et leurs analyses.
- Les travaux de conservation sur les peintures murales de Behdaidat s’inscrivent dans la suite logique des cours ATHAR effectués au Liban en 2005, cours durant lesquels les participants ont appris à effectuer des évaluations sur l’état de conservation des peintures murales. Deux anciens participants ATHAR ont été engagés pour ce travail, permettant ainsi de prolonger concrètement la formation qu’ils ont reçue en l’appliquant aux travaux de conservation en cours.
mise à jour :
14.02.2011 |