Lors de la 48e session du Comité du patrimoine mondial, qui s’est tenue à Busan, en République de Corée, du 19 au 29 juillet 2026, l’ICCROM a collaboré avec les États parties, l’UNESCO, les organisations consultatives et les professionnels du patrimoine du monde entier afin de renforcer la conservation et la gestion des biens du patrimoine mondial. Grâce à des conseils techniques, à la co-organisation du Forum des gestionnaires de sites du patrimoine mondial, à des partenariats stratégiques et à l’échange de connaissances, l’ICCROM a réaffirmé son engagement à soutenir la mise en œuvre effective de la Convention du patrimoine mondial.

Cette session a constitué une occasion importante d’aborder certains des défis les plus urgents auxquels le patrimoine mondial est confronté aujourd’hui, du changement climatique et de l’évaluation d’impact à la gestion des risques et à la biodiversité, tout en examinant l’état de conservation des biens du patrimoine mondial et en inscrivant 26 nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial. Dans ce contexte, l’ICCROM a partagé ses connaissances et son expertise afin d’aider les États parties à développer les capacités, les approches et les outils nécessaires au renforcement des pratiques de conservation. 

Plenary Session, 48th World Heritage Committee

Photo:Séance plénière du matin, © UNESCO/KH, 2026, Flickr, CC BY-NC-ND 4.0

En tant qu’organisation consultative du Comité du patrimoine mondial, l’ICCROM soutient les États parties par le biais de la recherche, de conseils techniques et du renforcement des capacités. Ce soutien s’inscrit dans le cadre de programmes axés sur la gestion du patrimoine mondial, l’évaluation d’impact et l’action climatique. Ces efforts s’appuient sur les enseignements tirés des Rapports périodiques et des Processus de suivi réactif, contribuant ainsi à relever les défis mondiaux en constante évolution en matière de conservation. 

L’un des messages clés soulignés par l’ICCROM lors de la session du Comité de cette année était qu’un renforcement efficace des capacités repose sur la participation active de professionnels et d’experts issus de divers États parties à la conception, à la mise en œuvre et à l’amélioration continue des activités de renforcement des capacités. Leurs contributions garantissent le partage des connaissances et de l’expérience entre les régions, multipliant ainsi l’impact des initiatives individuelles et renforçant le système du patrimoine mondial dans son ensemble. 

Forum 2026 des gestionnaires de sites du patrimoine mondial  

Organisé du 16 au 23 juillet en marge de la 48e session du Comité du patrimoine mondial, le 8e Forum s’est articulé autour du thème « Connexion et communication : approches participatives de la gestion du patrimoine mondial ». Le Forum a mis en avant la nécessité de donner davantage de moyens aux gestionnaires de sites, acteurs clés de la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial. À l’issue des discussions, les participants ont adopté une déclaration appelant à une collaboration, une participation et un renforcement des capacités accrus afin de contribuer à la réalisation des objectifs de conservation à long terme. Cette déclaration a ensuite été présentée au Comité du patrimoine mondial lors de ses débats sur l’état de conservation des biens du patrimoine mondial.

Consultez notre article consacré au 8e Forum des gestionnaires de sites du patrimoine mondial pour en savoir plus sur la déclaration adoptée par les participants et sur sa contribution au renforcement du rôle des gestionnaires de sites au sein du système du patrimoine mondial. 

World Heritage Committee

Au-delà du Comité

Si le Comité du patrimoine mondial fournit le cadre nécessaire à la prise de décision au niveau international, il offre également des opportunités de faire progresser la coopération technique, de renforcer les partenariats et d’orienter les futurs efforts de renforcement des capacités au sein du système du patrimoine mondial.

Favoriser le partage des connaissances et la coopération technique 

Tout au long de la session du Comité, l’ICCROM a coordonné la gestion de l’« Espace des organisations consultatives », offrant une plateforme d’échanges techniques entre les États parties, les organisations consultatives et les professionnels du patrimoine. Grâce à un programme d’événements parallèles et de discussions d’experts, cet Espace a exploré des approches pratiques pour répondre à certains des enjeux les plus urgents auxquels le patrimoine mondial est confronté aujourd’hui, notamment : 

  • l’adaptation au changement climatique et la boîte à outils pour l’action climatique ;  
  • la gestion intégrée et l’évaluation environnementale stratégique ; 
  • la conservation de la biodiversité et les biens du patrimoine mondial en péril ;  
  • les évaluations préliminaires pour les propositions d’inscription au patrimoine mondial ; 
  • la gestion transfrontalière ; et 
  • l'accessibilité et l'interprétation de la valeur universelle exceptionnelle. 

L’ICCROM a également contribué aux débats marquant le dixième anniversaire du Programme de leadership du patrimoine mondial, en partageant les enseignements tirés et des conseils pratiques qui continuent d’éclairer les pratiques de conservation au sein de l’ensemble du système du patrimoine mondial. 

Établir des partenariats pour un impact à long terme

World Heritage Committee

Cette 48e session du Comité a également été l’occasion d’approfondir les partenariats existants et d’établir de nouvelles collaborations qui soutiendront les futurs efforts de renforcement des capacités. Les discussions avec les partenaires et les États parties ont porté sur : 

  • le soutien au quatrième cycle de rapports périodiques, y compris le renforcement des capacités des points focaux nationaux, des gestionnaires de sites et des décideurs politiques, ainsi que le suivi des recommandations de la Conférence de Nairobi ; 
  • l’élargissement de la collaboration avec le Fonds pour le patrimoine mondial africain, WHITRAP et l’université de Tongji afin de promouvoir l’engagement des jeunes et les initiatives en matière de patrimoine numérique ; et 
  • la collaboration avec la Zambie pour explorer les réseaux professionnels régionaux et les pôles d’expertise susceptibles de soutenir les priorités de conservation spécifiques à chaque contexte à travers l’Afrique.

Ensemble, ces initiatives renforcent l’engagement de l’ICCROM à développer les partenariats, l’expertise et les réseaux professionnels nécessaires pour relever les défis de conservation en constante évolution et consolider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial.

Alors que les défis en matière de conservation deviennent de plus en plus complexes, investir dans les personnes, les institutions et la coopération internationale reste essentiel pour sauvegarder le patrimoine mondial. Grâce à son expertise technique, à ses partenariats stratégiques et à un investissement soutenu dans les personnes et les institutions, l’ICCROM continue de contribuer à la construction d’une communauté du patrimoine mondial plus forte et mieux connectée.