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La série d’actes de conférences pour…

La série d’actes de conférences pour les mosaïques téléchargeable à titre gratuit

Mosaic

Les Actes de conférences de l’ICCM constituent un ensemble unique permettant d’étudier, entre autres, l’évolution des idées et des techniques sur la conservation-restauration des mosaïques antiques.

Au mois de décembre 2014, l’ICCROM a mis en ligne gratuitement les séries 1,2 et 3 des Actes sur les mosaïques.

L’ICCROM est heureuse de mettre à disposition les textes des conférences de Rome, Périgueux, Aquileia, Soria, Palencia, Conimbriga, Nicosia et Thessalonique. Elle remercie les responsables de ces conférences pour  leur autorisation de publication en ligne.

Quelques mots sur l’ICCM et les actes des congrès de l’ICCM

En 1986 la conférence eut lieu en Espagne, à Soria. Le titre choisi indiquait clairement un changement de façon de voir le futur d’un pavement de mosaïque venant d’être découvert : « Conservation in situ ». Evidemment les partisans de la dépose et du transfert d’un pavement s’opposèrent à ceux qui défendaient la solution moins brutale consistant à le laisser in situ. Dans ce débat les premiers eurent l’avantage mais déjà les lignes commençaient à bouger.

En 1989, pour permettre de poursuivre le débat, le thème choisi fut à nouveau « Conservation in situ ». La conférence eut à nouveau lieu en Espagne, à Palencia. De plus en plus de participants s’appliquèrent à traiter le thème choisi et des exemples de succès comme d’échec furent discutés.

En 1992 la conférence fut transférée pour la première fois au Portugal, au Musée de Conimbriga, qui se trouve sur le site même. Il fut proposé pour la première fois d’ajouter aux deux thèmes classiques de conservation et de protection celui de présentation. Par ce choix, le Bureau du Comité indiquait qu’il considérait la « conservation » non comme une fin mais comme un moyen de mettre en valeur les pavements de mosaïques et ainsi de permettre au public d’en apprécier les messages. Par ce fait, le nombre de communications traitant de la seule tesselle ou du seul support devenait plus limité au profit de communications dans lesquelles le mot visiteur et le mot public apparaissaient.

En 1995 la conférence se déplaçait à l’autre bout de l’Europe, à Chypre. Le thème montrait l’évolution de plus en plus évidente au sein du bureau : « Mosaics make a site : conservation in situ of mosaics on archaeological sites ». Dans l’esprit des participants il devenait évident qu’un site archéologique, après avoir été dépouillé des objets, des éléments architecturaux, des peintures murales, ne pouvait pas attirer l’intérêt du visiteur si les mosaïques étaient elles-mêmes enlevées. Pour la première fois furent présentées les questions que tout responsable doit se poser lors de la découverte d’un pavement, ainsi que les diverses réponses qui peuvent être données. Sur le point organisationnel, le Getty Conservation Institute (GCI) vint à appuyer l’ICCM, ce qui permit une publication de bien meilleure qualité.

En 1999, pour la première fois, la conférence se tint à deux endroits différents, deux sites prestigieux : Arles et Saint-Romain-en-Gal, sur le thème « Conserver pour présenter ». Ce fut l’occasion d’approfondir les thèmes traités à Chypre, comme « planifier l’entretien », « protéger pour présenter », « entretenir et présenter ». Ce fut aussi l’occasion de parler de la rerestauration de pavements sur lesquels des interventions précédentes commençaient à mal vieillir.

En 2002 la Grèce accueillait la conférence à Thessalonique sur le thème : « Mosaïques pavimentales et mosaïques murales » afin de tirer parti au mieux de la présence de nombreuses mosaïques ornant les murs des églises byzantines de la ville. Les participants eurent ainsi la chance exceptionnelle de pouvoir étudier et admirer les mosaïques grâce aux échafaudages que les organisateurs avaient placés.

En 2005, pour la première fois, la conférence traversait la Méditerranée et, plus précisément, se retrouvait à Hammamet. Pour beaucoup de participants ce fut l’occasion de découvrir non seulement la quantité de pavements découverts en Tunisie, mais surtout leurs qualités exceptionnelles. Cela faisait près de 30 ans que le Comité avait été créé. Il était temps de jeter un regard sur le chemin parcouru, d’où le thème choisi : « Leçons retenues : les enseignements tirés des expériences passées dans le domaine de la conservation de mosaïques ».

Les interventions traitèrent aussi bien des mosaïques exposées dans les musées que sur les sites. Dans ce dernier cadre fut présenté pour la première fois un plan de conservation d’un site (Nora) avec l’évaluation précise des besoins techniques et financiers. Pour la première fois aussi, une séance complète fut dédiée à la formation. Une excursion fut organisée pour permettre aux participants de voir le résultat impressionnant du programme lancé conjointement par l’Institut du patrimoine tunisien et le GCI depuis plusieures années, afin de former des techniciens pour entretenir les pavements de mosaïques laissés sur les sites ouverts au public.

En 2008, Palerme, capitale de la Sicile, fut l’hôte de la 10eme conférence. Trois cents dix-huit participants, trente pays représentés, un programme de visites à Villa Armerina et à la Cathédrale de Monreale permirent de fêter dignement le trentième anniversaire de l’ICCM avec, pour cerise sur le gâteau, un volume de 787 pages reproduisant tous les échanges et communications qui eurent lieu durant ces cinq jours. Ce fut l’occasion tant attendue d’avoir une session dédiée à des projets de grande dimension, montrant ainsi tout le chemin parcouru depuis l’époque où certaines interventions détaillaient l’analyse d’une tesselle ! Ce fut aussi l’occasion de lancer le programme « Mosaikon » dans lequel les trois organismes les plus engagés dans la conservation des mosaiques (GCI, ICCM et ICCROM) mettaient ensemble leurs expériences pour proposer des solutions à moyen terme.

Palerme fut la démonstration que le Comité était maintenant un élément incontournable pour tous ceux qui avaient la responsabilité de la conservation d’ensembles de pavements de mosaïques.

En 2011 la conférence quitte l’Europe pour la seconde fois et se retrouve à Meknès, au Maroc,   peu loin du site de Volubilis. Le thème choisi est « Gérer un site archéologique avec des mosaïques : des vrais problèmes aux solutions pratiques ». Cela a obligé les participants à sortir de leurs laboratoires, de leurs réserves, de leurs musées et à voir beaucoup plus large et beaucoup plus loin.

En 2014 la 12eme conférence se tint à Alghero, en Sardaigne : « Conservation des mosaiques: à quel cout ? » Y furent présentées des interventions non seulement traitant du cout esthétique, mais aussi des couts financiers, du cout de la formation et des couts socio-politiques. Pour la première fois de nombreux participants venant de Syrie, de Jordanie, du Liban, d’Egypte, de Lybie, de Tunisie, d’Algérie et du Maroc assistaient à la conférence. Ils y présentèrent plusieures communications, ceci étant le résultat direct du volet formation du programme Mosaikon lancé à Palerme.

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