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pour la conservation et la
restauration des biens culturels
Liens nature-culture dans la…

Liens nature-culture dans la conservation du patrimoine en Asie-Pacifique

Début:
Fin:
Date limite d'inscription:
Lieu: Université de Tsukuba, Japon

 

 

Chaire UNESCO sur les liens entre nature et culture dans la conservation du patrimoine

Atelier de renforcement des capacités axé sur les liens entre nature et culture dans le domaine de la conservation du patrimoine dans la région Asie-Pacifique : Patrimoine mixte culturel et naturel

 

Organisépar : la Chaire UNESCO sur les liens entre nature et culture dans la conservation du patrimoine auprès de l'Université de Tsukuba, en coopération avec le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, l’UICN, l’ICCROM etl’ICOMOS.

Atelier de renforcement des capacités axé sur les liens entre nature et culture dans le domaine de la conservation du patrimoine dans la région Asie-Pacifique (CBWNCL)

Nature-Culture Linkages in Heritage Conservation in Asia-Pacific

La conservation du patrimoine est une pratique en pleine évolution, et l’un des débats actuels met l’accent sur l’identification et la restauration de liens entre nature et culture. Cet échange est devenu fondamental pour l’interprétation, la conservation et la gestion durable des sites du patrimoine naturel et culturel.

L'objectif des ateliers de renforcement des capacités axé sur les liens entre nature et culture dans le domaine de la conservation du patrimoine dans la région Asie-Pacifique (CBWNCL) est de contribuer au Programme de renforcement des capacités pour la conservation du patrimoine conduit par l’ICCROM et l’UICN, en coopération avec l’ICOMOS et le centre de l’UNESCO pour le patrimoine mondial, et d’élaborer de nouvelles approches en ce qui concerne la conservation intégrée des patrimoines culturels et naturels. Lancés en 2016, ces ateliers visent à identifier les liens entre nature et culture, en mettant l'accent sur la théorie et la pratique dans la région Asie-Pacifique. La visite des sites du patrimoine japonais constitue une composante essentielle du programme, au cours de laquelle les participants effectuent des travaux pratiques et sont en mesure de comprendre les enjeux et d’explorer les approches adoptées sur le terrain.

Le premier atelier de ce type, organisé en 2016, portait sur le thème des « Paysages agricoles ». Il a été inauguré lors d’un symposium international, tenu à l'Université de Tsukuba, et comprenait des visites sur le terrain, sur la Péninsule de Noto, ainsi que sur le site du patrimoine mondial des villages historiques de Shirakawa-go et de Gokayama, site du patrimoine mondial depuis 1995. Quatorze participants issus des secteurs de la culture et de la nature et provenant de 9 pays de la région Asie-Pacifique (Philippines, Inde, Australie, Bangladesh, Sri Lanka, Taïwan, Chine, Turquie, et Indonésie) et de 2 pays d'autres régions (Colombie, Amérique latine, et Ghana, Afrique) se sont réunis avec des experts internationaux et japonais à l’occasion de cet atelier.

Le deuxième atelier consacré aux « Paysages sacrés » s'est déroulé en septembre 2017. Celui-ci s'est conclu par le deuxième Symposium international sur les liens entre nature et culture dans le domaine de la conservation du patrimoine. Seize participants issus de 13 pays d'Asie et du Pacifique (Australie, Nouvelle-Zélande, Philippines, Vietnam, Myanmar, Chine, Indonésie, Sri Lanka, Îles Salomon, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Kirghizistan, Inde et Cambodge), ainsi que deux participants venant d'Europe (France) et d'Afrique (Ghana), accompagnés d'experts internationaux dans le domaine du patrimoine, de professionnels et de gestionnaires de sites japonais, ont visité les sites sacrés ainsi que les chemins de pèlerinage de la chaîne de monts Kii.  

Le troisième atelier portait sur les « Catastrophes et résilience » et s'est tenu en septembre 2018. Il a été inauguré par le troisième Symposium international sur les liens nature-culture dans la conservation du patrimoine. Quinze participants, soit 11 de neuf pays d'Asie et du Pacifique (Australie, Bangladesh, Chine, Inde, Indonésie, Malaisie, Philippines, Sri Lanka et Vietnam), deux d'Amérique (Chili et Hawaï, États-Unis), un d'Europe (Fédération de Russie) et un d'Afrique (Kenya), ont eu l'occasion de débattre avec des experts internationaux et japonais du patrimoine sur la prévention des risques de catastrophe et le renforcement des capacités de récupération du patrimoine naturel et culturel, en présence de spécialistes du patrimoine. Ils ont visité des sites qui montrent les liens entre la nature et la culture dans la région de Tohoku, touchée par le tremblement de terre et le tsunami survenu dans le Grand Est du Japon en 2011.

 

Thèmes du CBWNCL 2019 : Patrimoine mixte culturel et naturel

Nature-Culture Linkages in Heritage Conservation in Asia-Pacific

Trente-huit biens sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en tant que patrimoine mixte culturel et naturel (sites mixtes). Il s'agit de sites uniques, mais leur valeur universelle exceptionnelle (VUE) est justifiée par des critères naturels et culturels distincts. L'évaluation des candidatures de sites mixtes a été menée séparément par l'UICN, qui s’est concentrée sur les critères naturels (vii) à (x) en ce qui concerne les valeurs naturelles, et par l'ICOMOS, qui s’est chargé des critères culturels (i) à (vi) pour ce qui touche aux valeurs culturelles. Deux déclarations de valeur universelle exceptionnelle (VUE) et deux plans de gestion distincts sont préparés et deux équipes distinctes assurent généralement la gestion sous des régimes différents. Dans tous ces cas, les liens nature-culture sont négligés. Cette séparation était l'une des questions évidentes soulevées par les organismes consultatifs de la Convention du patrimoine mondial, lesquels tentaient de combler les lacunes et de reconnaître l'interdépendance de la nature et de la culture ainsi que les avantages réciproques à travailler ensemble. Après 40 ans de travail indépendant, la Stratégie de renforcement des capacités du patrimoine mondial a ouvert la voie pour commencer à aborder ces questions aux environs de l’année 2013. Au cours de la même période, le Comité du patrimoine mondial a demandé aux organes consultatifs de trouver des méthodes d'évaluation permettant de reconnaître les liens entre les valeurs culturelles et naturelles et de les intégrer dans la valeur universelle exceptionnelle des sites mixtes. Cela a conduit au projet Connecting Practice (initiative visant à explorer, à apprendre et créer de nouvelles méthodes de reconnaissance et de renforcement du caractère interconnecté des valeurs naturelles, culturelles et sociales des sites du patrimoine Mondial), et tous ces efforts ont mené collectivement à des activités de renforcement des capacités. Cette série d'ateliers constitue une activité pionnière. Cela a permis aux professionnels comme aux chercheurs de comprendre les liens entre la nature et la culture et les avantages du travail commun.

Au Japon, aucun site mixte n’est inscrit sur la Liste, même si certains des biens culturels et naturels ont le potentiel pour cette désignation. Un exemple : le Mont Fuji, inscrit comme « Fujisan, lieu sacré et source d'inspiration artistique » sur la Liste du patrimoine mondial en 2013 en tant que bien culturel selon les critères (iii) et (vi), couvrant des zones des préfectures de Shizuoka et Yamanashi. Protégé en tant que parc national (Fuji-Hakone-Izu), le mont Fuji est un exemple intéressant pour explorer les liens entre la nature et la culture, lequel regroupe une variété de désignations nationales japonaises, telles que : les biens culturels matériels et immatériels, les monuments naturels, les lieux de beauté panoramique, les habitats et espèces animales et végétales importants. Sur le mont Fuji, les valeurs sacrées du pèlerinage sont liées à des valeurs symboliques et esthétiques, conférant une signification qui dépassent les frontières nationales.

Cet atelier nous amènera à discuter des questions liées aux sites mixtes qui peuvent être étayées par le Mont Fuji et les études de cas des participants. Les défis à relever en matière de gestion et de gouvernance, l'intégration des visions du monde autochtones dans les systèmes et plans de gestion, l'applicabilité du critère naturel (vii) dans le contexte du patrimoine mondial, ainsi que la manière de travailler en vue de concevoir une méthode afin d’identifier et analyser les interactions entre les valeurs naturelles et culturelles, sont quelques-uns des sujets qui seront explorés.

 

Objectifs

  • Transmettre des connaissances en ce qui concerne les sites mixtes, et faire comprendre ce qu’implique leur nomination et les aspects de gestion de leur inscription suite à la séparation de la nature et la culture au sein d'un même site.

  • Partager les connaissances en cours d’acquisition concernant les sites en tant que paysages, en reconnaissant les liens nature-culture et les avantages à travailler ensemble pour une gestion efficace des sites mixtes en général, et concernant les propres sites/études de cas des participants en particulier.

  • Visiter et échanger des expériences avec les gestionnaires et les résidents locaux et apprendre de quelle manière les valeurs du patrimoine culturel et naturel ont été protégées et conservées, ce grâce à différentes approches, initiatives et systèmes de gouvernance.

  • Établir des réseaux entre les professionnels du patrimoine de la région.

     

Méthodologie

L'atelier constitue un programme intensif alliant théorie et pratique, par le biais de conférences, présentations et tables rondes sur le campus universitaire de Tsukuba, ainsi que d’une visite sur le terrain prévue à « Fujisan, lieu sacré et source d'inspiration artistique », classé bien du patrimoine mondial depuis 2013, où les participants seront en contact avec des gestionnaires locaux et les communautés locales.

Participants

L'atelier est ouvert à un nombre maximum de 15 professionnels de la région Asie-Pacifique impliqués dans la gestion des sites mixtes culturels et naturels du patrimoine mondial, des sites mixtes sur la liste indicative de leur pays respectif, ou des sites mixtes potentiels. Les professionnels du patrimoine en milieu de carrière, ayant acquis au moins cinq ans d'expérience dans les secteurs du patrimoine naturel et culturel, qui gèrent ou travaillent actuellement dans des sites du patrimoine culturel vulnérables, et des sites du patrimoine naturel présentant des valeurs culturelles et vice versa, peuvent présenter leur candidature.

Équipe pédagogique

Professionnels et universitaires internationaux et japonais spécialisés dans la conservation du patrimoine (naturel et culturel).  

Langue de travail

Anglais

Coûts de la formation

La formation est gratuite

Frais de déplacement, d'hébergement et de subsistance

Les organisateurs couvriront les frais d'hébergement et de séjour au Japon des candidats sélectionnés. Un nombre limité de bourses sera octroyé afin de couvrir les frais de déplacement.

Certificat

Un certificat de participation sera remis par l'Université aux participants qui auront suivi l'atelier de façon satisfaisante.

Les dossiers de candidature doivent parvenir par courriel à l'adresse suivante : applicationscbwncl@gmail.com

Pour plus de détails concernant les conditions d’admission : http://nc.heritage.tsukuba.ac.jp/UNESCO-Chair/