Centre international d'études
pour la conservation et la
restauration des biens culturels
Patrimoine culturel et communautés…

Patrimoine culturel et communautés résilientes aux catastrophes

Réunion internationale d’experts à Tokyo et Sendai (Japon) (11-17 mars 2015)
Troisième Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophes

WCDRR

L’ICCROM a organisé, de concert avec l’UNESCO, l’Agence japonaise pour les affaires culturelles (ACA) et les Instituts nationaux pour le patrimoine culturel (NICH), une réunion internationale d’experts sur le patrimoine culturel et les communautés résilientes aux catastrophes. Elle s’est tenue avant et durant la troisième Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophes.

La réunion a compté plus de 50 participants venus de toutes les régions du monde.

Introduire la notion de patrimoine culturel dans le débat sur les catastrophes

En 2005, l’ICCROM, l’UNESCO et l’ACA ont animé, de concert avec l’Université Ristumeikan (Japon) et plusieurs partenaires, une séance thématique intitulée « Gestion des risques liés au patrimoine culturel » lors de la deuxième Conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophes. C’était la première fois que le patrimoine culturel était abordé dans le cadre plus large des politiques et programmes de réduction des risques de catastrophes.

La situation a fortement changé depuis. La Stratégie du Patrimoine mondial pour réduire les risques liés aux catastrophes a été élaborée et de nombreux cours ont eu lieu en vue de former des professionnels. Toutefois, malgré ces avancées, le patrimoine culturel est de plus en plus affecté par des menaces d’origine naturelle et humaine.

Dans le même temps, le patrimoine culturel (incluant le patrimoine matériel, le patrimoine immatériel, le patrimoine mobilier et le patrimoine immobilier) est de plus en plus reconnu comme un facteur de résilience qui appuie les efforts menés pour réduire en profondeur les risques de catastrophes. De la même manière que la diversité biologique accroît la résilience des systèmes naturels, la diversité culturelle est susceptible d’accroître celle des systèmes sociaux du fait qu’elle résulte d’une lente adaptation séculaire aux dangers qui guettent les environnements locaux.

La capacité des systèmes humains à s’adapter au changement et à y faire face s’accroît lorsque la diversité culturelle est préservée dans la durée, et que les connaissances, innovations et systèmes de valeurs qu’elle recèle sont conservés.

La capacité des patrimoines culturels à faire face aux risques de catastrophes reste très insuffisante dans l’ensemble des régions du monde. Pourtant, le patrimoine culturel pourrait constituer une ressource majeure et fondatrice pour le développement social durable, la croissance économique et la résilience communautaire.

L’ICCROM et plusieurs partenaires ont organisé une réunion internationale d’experts sur le patrimoine culturel et les communautés résilientes aux catastrophes en vue de comprendre les lacunes existantes.

Cette réunion s’est tenue cette année dans le cadre de la troisième Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophes. Elle a inclus les manifestations suivantes :

  • Réunion stratégique de Tokyo (11-13 mars à Tokyo)
  • Séance de travail intergouvernementale de la troisième Conférence mondiale sur le patrimoine culturel résilient (15 mars à Sendai)

La priorité ayant été donnée à l’échange d’informations et à la sensibilisation envers la réduction des risques de catastrophes liés au patrimoine culturel, les organisations partenaires ont utilisé plusieurs panneaux d’exposition en vue de faciliter le réseautage et d’inspirer de nouveaux partenariats.

Réunion stratégique de Tokyo

Préalablement à la Conférence, les participants à la réunion se sont retrouvés à Tokyo pour examiner le rôle du patrimoine culturel et des pratiques culturelles communautaires dans la résilience communautaire aux catastrophes. Cet exercice a pris en compte l’examen du Cadre d’action de Hyogo ainsi que les objectifs attendus du Cadre de réduction des risques de catastrophes de Sendai pour 2015-2030 (SFDRR 2015-2030).

S’appuyant sur les domaines prioritaires fixés par le SFDRR 2015-2030, les participants à la réunion ont formulé des recommandations.

Séance de travail intergouvernementale de la troisième Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophes

Cette séance avait pour objet de faire mieux reconnaître le lien existant entre le patrimoine culturel résilient et les communautés résilientes, en vue de mettre en œuvre un cadre de réduction des risques de catastrophes pour l’après-2015.